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| Histoire Erotique de la semaine |
Agathe
Dans ses yeux, ces eaux turquoises où claquaient les vagues à l’âme aussi souvent que claquaient mes doigts sur les musiques jazz qui la faisaient danser, il y avait mon reflet déformé par l’éducation de sa mère.
Dans sa chevelure, des cascades de boucles tombaient pelle mêle sur ses petits seins que je rêvais d’attraper à pleine main. Deux petites poires, fruits défendus, que je goutterai en temps voulu. Ce serment fait, je me suis attelé à la grande tache de la séduire.
Elle n’avait jamais laissé un homme s’approcher d’elle à moins d’un mètre. Distance raisonnable selon sa mère. Distance que tout homme respectueux se devait d’observer sans broncher selon elle. Estimation aléatoire mais obligatoire. Se plier à ses lois au lieu de se plier pour regarder sous ses jupes. Soit… si elle n’avait pas été si belle. Les hommes étaient attirés par elles comme les ours par le miel.
J’ai parlé de ses yeux, de ses cheveux pour mieux repousser le moment où je parlerai de ses fesses. Des fesses rebondies juste comme on rêverait d’y jouer au toboggan mais personne n’avait jamais eu la chance d’y glisser, n’y de plonger les mains dans le grain sablé de sa peau.
Elle semblait être une dure à cuire de la virginité. Mais, le Monde n’était pas prêt pour une telle innocence. Il avait déjà eu Marie et les miracles de la fécondité ex-corpus. Je m’avance un peu : le Monde, c’était juste moi, Stephen T., Londonien, 32 ans, dragueur. Je voudrais partager mes souvenirs d’agathe avec ceux qui s’arrêteront par là.
***
Hyde Park. C’est l’été. Bien malgré le regard fouineur des hommes, elle porte toujours des robes vaporeuses parce qu’elle est certaine de toute façon que ces regards n’iront jamais au-delà de l’étoffe. C’est à elle de décider. Si l’un d’eux ose l'aborder, elle s’arme d’un regard sévère qui le remet un temps sur les bancs de l’école quand la maîtresse s’apprêtait à nous faire écrire deux cents fois «Je ne soulèverai plus la jupe des filles dans la cour». Alors, on ferme sa gueule, on baisse les yeux et on attend qu’elle nous aime bien, qu’elle nous pardonne de n’être « que des hommes ».
Je n'attendrai pas. Je veux lui proposer. Autre chose. J'aimerais percer la carapace.
Je joue au foot avec quelques potes. L’un d’eux me tape sur l’épaule en me désignant les trois filles assises sur un banc à discuter. J’avais déjà remarqué la plus belle... Le parc entier avait remarqué la plus belle. Ce n’est plus tard dans la journée que j’appris son prénom: Agathe.
Je me prends à espérer qu’ils se planteront avec elle. Oui, je crois qu’ils se planteront. Elle n’est pas comme les autres. Un truc dans son regard. Je prends le risque de me tromper : je les laisse faire, je ne les suis pas quand ils décident d'aller les accoster. Je veux me la jouer solo. Alors qu’ils vont discuter avec elles, je me passe un jean et un T-shirt blanc propre.
Comme je suis encore à moitié nu, les deux copines, une rousse et une brune, me matent comme des malades et n’écoutent pas un mot de ce que mes copains leur disent. Je fais mine de ne rien voir. J’ai le cœur qui bat. Elle va me prendre pour un looser. Mais faut pas que je lui parle. Pas comme ça. Pas tout de suite. Je m’allonge dans l’herbe et fait comme si je n’avais rien vu. Ces deux filles ressemblent à toutes les filles jolies. Celle que je veux, c’est Agathe ; celle qui me déteste déjà de ne pas être comme les autres. Je sens ses regards sur moi. Ses pensées dans les miennes. Elle se pose des questions. Elle veut savoir si je calcule. Si je suis un homme bien, un homme sincère, un homme désintéressé. Moi, je sais que non. Je veux ce que tout homme voudrait d'elle... avec sincérité. Dans ses pensées, je sais qu’elle doute...
De là où je suis, je sens les culottes de la brune et de la rousse se mouiller juste à l’idée de la bosse dans mon short. Prétentieux, moi ? Ouais, sans doute. C’est juste que c’est si gros (pas dans le short, voyons), que je ne peux pas ignorer leurs œillades insistantes. Prétentieux par réalisme.
Agathe regarde ses deux amies d’un air détaché et lève les yeux au ciel… d’ailleurs, elle ne fait plus que ça regarder le ciel. Le soleil brûle. Un nuage passe accompagné d’une brise. Je m’allonge dans l’herbe et regarde le ciel en attendant que mes copains reviennent, bredouilles ou pas.
Seul, dans l’herbe tendre que lèchent les gravillons, je joue au jeu des nuages : « devine à quoi ils ressemblent ». Forcément, les nuages dessinent des corps de femmes nues, le bassin allongé, des jambes interminables, une croupe idéale, une bouche ouverte... Je rêvasse… Puis des yeux. Je sens qu’elle me regarde. Que font les copains ? Je veux partir… j’espère qu’ils ne parlent pas en mon nom.
Son regard sur moi devient froid. Je la regarde enfin. Sans émotion. Comme ça, de loin, dans la verdeur de mon herbe. J’ai qu’une envie : la baiser. A quoi elle pense maintenant ? Elle ne baisse pas les yeux. Là, je suis gêné. J’ai perdu. Je me lève et m’en vais. Je passe devant les copains :
« Salut les mecs, à ce soir. Mesdemoiselles... »
« Où vous allez ce soir ? » demande l’une des deux avec un accent français terrifiant. Maintenant je sais que cette beauté est bien latine. Une française... Vive la France ! Max répond au « Old Horse ». Elles couinent. Je pars. Maintenant, je sais que ce soir elles seront au Old Horse et que Agathe y sera aussi. Je ne sais pas pourquoi mais elle sera là. J’aurai un deuxième tour.
***
Old Horse - 19h. J’entre. Elles sont là, toutes les trois. Je commande à boire au bar, salue les jeunes femmes, mes potes et m’assoie. Ils parlent. Je me bats pour ne pas regarder les seins d’Agathe. Elle est très jolie ce soir. Pourquoi tant d’effort si tu ne veux pas te faire sauter ? Cette situation m’exaspère. Les mots ne sortent pas. Elle reste mon inconnue. Je perds encore. Elle m’agace. Je veux renter. Les deux gourdes n’arrêtent pas de me poser des questions. La brune est très chaude, je crois que Max va se la faire. Tiens ? Il l’invite à danser. Il la pelote sur la piste. Il n’a aucune classe. Elle non plus d’ailleurs. Sa copine, plus raffinée, prétexte un mal de tête et demande à Anton de l’accompagner à la Droguerie d’à côté. Ils ne reviendront pas avant 21h.
Je reste seul avec Agathe. Le temps passe. Un orchestre de jazz s’installent. Agathe sourit. On ne se parle pas. Le temps passe moqueur. J’ai rien à dire. Je perds, merde. Je perds encore. Qu’est-ce qu’elle veut ? Je sens pourtant qu’elle me regarde. Moi, je n’ose plus. « C’est affreux, hein ? » lui dis-je sans la regarder. «Oui», répond t-elle. Quel dialogue !
Le temps passe pour m'emmerder exprès.
Merde ! Agathe se lève… elle veut partir ? On ne s’est pas adressé la parole une seule fois. La tactique du mutique mystérieux serait-elle à revoir? Elle m’énerve. Je la veux contre moi plus que jamais mais je ne veux pas lui parler. Non, elle reste. Elle va danser sur l’improvisation des musiciens. Je ne savais pas qu’on pouvait danser sur du jazz. Son corps se meut avec grâce et facilité. Tout le monde la regarde mais je me rend compte qu'elle ne regarde que moi. Elle me regarde et le temps, la musique, les odeurs de bière, tout est suspendu. A cet exacte minute, je sais que j’y arriverai. Le temps repart. La belle revient s’assoire et prend son sac. Elle part pour de bon.
« Tu pars seule ? Tu prends un taxi jusqu’à Hamstead ? »
« Oui, je sens que je ne vais pas aimer la fin de soirée, autant m’en aller, les filles m’ont laissé tomber »
« Tu veux que je t’accompagne aux taxis ou je te laisse te débrouiller avec les types bourrés ? »
« L’alternative des types bourrés pourrait être très séduisante mais je crois que je ne vais pas refuser ton offre »
Je suis étonné. Elle accepte. Je gagne ? Pourquoi maintenant tout me semble si limpide, si facile ? Nous sortons. Justement, un poivrot nous tient la jambe pour cinq pennies. Elle les lui donne. Radin, je lui dis qu’elle aurait dû l’envoyer se faire foutre. Elle me dit d’aller me faire foutre moi-même. Je lui réponds «d’accord», elle rit. Je gagne encore. Un taxi arrive. Elle me fait la bise. Coutume française que j’apprécie au plus haut point, loin devant l’apéritif, la cuisine et les bals populaires. Sans cette bise, elle ne m’aurait jamais touché. Elle attend trois secondes. Je ne dis rien. Elle rentre dans le taxi. Une pulsion. Je l’attire en dehors par la main, la prend dans mes bras. Je l’embrasse. Je gagne? Le taxi s’en va très vite. Personne dans la rue. Elle me met une baffe et se dégage.
« Pauvre con ! »
« Je sais, j’ai mes défauts… »
Je m’approche, elle recule contre le mur d’une bakery. J’avance encore et l’embrasse en la serrant très fort. Elle se débat un temps, puis plus rien. Ma langue entre dans sa bouche. Tout doucement. Je desserre mes doigts de son visage. Elle presse ses lèvres contre mes lèvres et sa langue joue avec la mienne. Elle s’abandonne. Je passe ma main sur ses hanches et son flanc. Agathe m’apprécie. Gagné. Je ne sais pas pourquoi… Je mets ça sur le compte d’un déclic lubrique. Prétentieux mais pas stupide. Ce n’est pas un baiser qui a fait changer d’avis ma virginale amie.
Un bobby s’approche: « Ca va mademoiselle ? »
« Oui, très bien ».
Il la regarde d’un air vicieux. Ca m’énerve. Je la prends par la main et l'emmène. Nous allons vers la ruelle où est garée ma voiture.
« Où on va ? » demande t-elle.
« Où tu veux ».
« A King’s Cross » murmure t-elle pas très sûre d’elle.
Je ne lui demande pas pourquoi. Je lui montre ma voiture et elle monte :
« Direction la gare de King’s Cross », lui dis-je.
***
Elle me fait acheter deux billets pour Leeds. On monte dans le train. Une cabine. On attend les contrôleurs. Ils valident. Ils nous regardent méfiants. L’un d’eux nous dit en sortant « y’a un loquet ». Agathe me regarde. Elle a peur. J’aime ça. C’est son idée après tout. Elle est assise face à moi dans le siège près de la fenêtre. Je me lève, je ferme le loquet.
« Qu’est-ce que tu veux Agathe ? »
« Je ne sais pas ».
Elle m’avoue qu’elle est vierge, me parle de sa mère, des hommes, de son envie d’en finir et de sa crainte d’y parvenir.
Ca ne m’étonne même pas qu’une aussi jolie femme soit vierge. L’idée me séduit autant que le train. Je m’accroupis devant elle. Je lui écarte les cuisses. Elle les ressert.
« Qu’est-ce que tu veux Agathe ? »
« Je ne sais plus »
« Pourquoi tu m’as suivie ? Tu peux dire non. On va à Leeds et on revient. Ca fait une balade »
« Une balade de 100 livres »
« Une belle balade, donc. Hé, lui dis-je doucement en relevant son visage vers moi, regarde moi. Je ne t’achète pas. Je veux te faire l’amour. Je ne vais pas te mentir dans le parc, cet après-midi, je ne pensais qu’à ça. Si t’es là, c’est que tu veux aussi, non ? Dis moi seulement ce que tu veux… ce que tu veux… je donnerai ce que tu veux au scénario de ta naïveté »
« Je ne suis pas naïve. Je sais tout depuis que je t'ai vu. Je veux que ce soit toi… je ne sais pas pourquoi »
« Je ne veux pas savoir pourquoi. T’as pas à avoir une belle raison morale pour t’envoyer en l’air… Je ne te demande rien »
Son visage s’échappe d’entre mes doigts. Elle tourne la tête et réfléchit. Un instant, je m’amuse de cette indécision puérile, je lui prêtais un caractère où le dilemme n’avait pas de siège. Puis son regard revient sur moi et un peu plus au-dessous, sur sa bouche, est accroché un sourire qui écorche mon cœur : comment pourrais-je faire du mal à une chose aussi douce. Elle m’enlace.
« Alors, fais ce que tu veux, mais ne me fais pas mal »
« Tu as déjà été amoureuse ? »
« Non. Je ne crois pas que ça m’intéresse »
« Moi, non plus à vrai dire… »
« C’est bien pour nous. Ne gâche rien, sois sage. J’ai un peu peur »
« Alors que le voyage de ce soir soit le préambule de ta vie érotique ! Tu seras finement disposée pour celui que tu aimeras »
***
Je lui écarte les cuisses. Elle tremble. Je glisse mes mains le long de ses jambes et remonte à sa culotte. Les vierges ont une odeur différente. Ou c’est peut-être elle.
J’embrasse ses genoux, l’intérieur de ses cuisses… Elle se cambre peu à peu et écarte encore plus ses jambes. Je glisse ma langue dans sa fente. Petite fente rose et généreuse. Agathe, dans ma tête, je chante son prénom. Je lèche doucement ses lèvres, son clitoris. Tant de tremblements la font mouiller très vite. Je suce doucement tous les recoins de sa chatte féerique. Puis, je glisse un doigt tout en continuant à la lécher. J’ose entrer un deuxième doigt, elle ressert ses genoux sur ma tête. J’attrape ses mains les mets sur mes cheveux. Elle m’attrape et me tire les cheveux sur le rythme frénétique de mes coups de langue. Mes doigts s’agitent crescendo et se mêlent à ma langue. Elle mouille de plus en plus. Ses mains m’agrippent et me tirent. Elle appuie ma tête de plus en plus fort sur sa chatte. Ma langue entre et sort. Je goûte son essence. Soudain, je me redresse. Elle me regarde un instant puis tourne les yeux en me défendant de voir sa gêne. Tout en laissant un doigt en elle, je me redresse et l’embrasse. Elle arrête le baiser. Je retire mon doigt. Elle veut arrêter ?
« C’est mon goût ? », demande t-elle en humectant ses lèvres.
« Oui, très bon goût… »
Elle m’embrasse à nouveau. Je m’assieds sur le siège à côté d’elle et la serre un temps dans mes bras.
Puis, l’air de rien – ou l’air de tout puisque c’est là qu’il faut en venir – je lui attrape la main et la pose sur mon pantalon. Elle me regarde affolée.
« Ma queue, voici Agathe, Agathe, je te présente ma queue »,
« C’est ce qui est sensé entrer en moi ? Ca n’entrera jamais… C’est trop gros. »
En moi, je suis très flatté. Ma queue n’a rien d’extraordinaire mais elle l’apprendra plus tard avec d’autres... J’évite de lui montrer mon contentement. J’ouvre mon pantalon.
Instinctivement, elle commence à masser mon associé – je ne sais pas pourquoi j’appelle ma queue ainsi. Promis à la fin de l’histoire, je fais une thérapie - doucement, puis un peu plus fort.
« Aïe ! C’est pas pommeau de douche, vas-y doucement »
Je lui prends la main, l’accompagne et lui indique les limites… Ma queue se gonfle encore. Elle me demande si elle peut m’embrasser sur le nombril. Je trouve ça marrant et la laisse à ses initiatives. Elle enlève mon pantalon complètement et m’embrasse du nombril au gland, suivant la piste de son désir, sans aucun autre indice que les hypothèses de son imagination. Elle met ma queue dans sa bouche toute chaude. Elle suce comme si elle tenait un esquimau entre les mains mais elle se débrouille bien. J’entre et je sors de sa bouche. Mes mains tentent d’atteindre ses seins. Elle se redresse un peu pour m’offrir sa poitrine tout en continuant de me sucer. Je sens sa langue qui s’agite, ses petits doigts incertains massent mes couilles et ma verge avec délicatesse. Tous ses gestes sont délicats, incertains et gracieux.
Je l’arrête et la fais s’assoire sur moi. C’est la première fois que je vois ses fesses. Elle les a magnifiques. Sur les côtés de chaque fesse des rainures de zèbre, des vergetures. Je trouve cette imperfection très jolie. Par les hanches, je la soulève un peu et attrape mon sexe pour le faire entrer doucement. Plus il entre dans sa chair, plus elle se contorsionne.
« Ca fait mal, ça chauffe, arrête ». J’attend, toujours en elle. En pressant mon genou, elle me donne le signal de continuer à entrer. Son angoisse m’impressionne… je ne veux pas qu’elle souffre. Elle me demande à nouveau d’attendre un peu… puis nouvelle pression sur mon genou.
Elle ne parle plus, je suis au fond d’elle. Un liquide chaud glisse entre mes cuisses. Son sang. Plus précieux que le simple nectar d’une jouissance expérimentée. J’attends un peu en elle, sans bouger, pour ne pas la blesser. Pour qu’elle s’habitue. Je la serre fort dans les bras. Son dos contre ma poitrine est chaud et moite. Je veux la serrer de toutes mes forces. Nos corps se marient bien ensemble. Elle respire fort. J’entraîne son bassin à se mouvoir doucement. Puis elle se met à bouger, d’elle même… de bas en haut. Je la sens sur ma queue dressée. Elle s’agrippe à mes genoux et danse sur mon membre. Je vois son dos qui ondule. Elle entre, elle sort. Des frissons parcourent mon dos. Elle commence à transpirer. Mes mains enserrent sa taille : je la fais maintenir son rythme. Encore. Elle monte, elle descend. Je sens tout d’elle : son entre cuisse, ses fesses sur mon bas ventre, ses poils fins, sa chatte ouverte sur mon pénis, ses entrailles chaudes et glissantes. Elle mouille à présent. La chaleur monte. De la buée sur les vitres. Je caresse ses seins. Elle bouge seule. De plus en plus vite. Elle respire. De plus en plus vite. Entrecoupés de soupirs et de petits cris, elle me demande :
« Oui, encore, tu veux, hein ? Tu veux ? »
J’attrape sa poitrine de pleines mains comme je l’avais rêvé et masse sans m’arrêter aussi vite que son bassin sur moi. Les minutes défilent. Il fait chaud. Son ventre danse dans les airs. Ma bite frémit sous les louanges de sa chatte.
Elle se lève subitement, se retourne et s’assoit face à moi « Je veux te voir » dit-elle. Elle écarte les cuisses et les cale contre mes bras qui la bloquent au niveau des fesses pour ne pas qu’elle glisse. Elle entame une nouvelle danse : elle s’avance, elle recule, elle s’avance, elle recule. J’ai vraiment chaud. Elle détache ma chemise et m’embrasse dans le cou, sur les yeux. Elle se recule, toujours sur ma queue en effervescence et m’embrasse les épaules, les mordille. Elle me croque. Ca fait mal. Devant, derrière. Ses fesses se contactent. Sa chatte glisse sur toute la longueur de mon sexe. J’arrive. Je crois que je vais exploser. Elle me sert très fort. Elle crie. Douleur ? Plaisir ? Je lui mets la main sur la bouche ; des gens passent et chuchotent dans le couloir. Elle crie quand même :
« Je m’en fous… encore, vas-y…» susurre t-elle.
Là, elle me fait peur. Je ne reconnais plus l’Agathe à la jupe volante qui était assise sur un banc public. Et merde ! J’aime ça.
Elle se jète brutalement en arrière au moment où d’un jet tout mon sperme éclate en elle. Puis se ramène sur moi. Ses seins collés contre ma poitrine. Dos rond. Sa tête sur mon épaule. Elle ne bouge plus.
Silence.
Notre odeur embaume la cabine. Elle sourit. Elle se lève et regarde ses jambes. Elles tremblent. Du sang coule. Je lui passe ma chemise pour qu’elle s’essuie.
« Je n’arrive pas à tenir debout », dit-elle. Elle tombe. Je la rattrape à temps et l’assoit sur mes genoux.
Elle caresse mes cheveux. Et s’endort.
***
Trente minutes s’envolent, elle se réveille et nous faisons l’amour encore. Une heure plus tard, j’étais entré en elle de cinq autres façons. Les contrôleurs étaient venus frapper à la porte:
« On en a eu des obsédés mais des comme vous… »
« C’était ma première fois » dit-elle toute souriante aux contrôleurs.
« Et c’était très bien » Conclus-je en passant ma veste en lin pour cacher la chemise ensanglantée.
Nous avons fait l’amour toute la nuit dans les rues et les parcs de Leeds et même sur le parking de Morrison’s. Puis nous avons dormi devant la gare, comme des clochards. Le matin, on repartait vers Londres. J’avais jeté ma chemise dans une poubelle du Morrison’s.
Nous avons encore passé quelques semaines ensemble à partager plusieurs fantasmes puis, pleine de sa petite expérience, elle m’a largué et sort à présent, d’après les dernières nouvelles, avec une magnifique Afro-Américaine qui s’appellerait Ronda…
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