 |
Galeries gratuites |
 |
- -
TOP GALERIES
 |
Sex Shop |
 |

 |
Histoire Erotique de la semaine |
 |
Le sexe, le soleil et la mer
L'histoire (ou plutôt l'historiette) que je vais raconter ne m'est pas arrivée, mais elle m'a été rapportée par une amie avec laquelle j'entretiens une liaison assez libre et très circonstancielle, une femme de classe que d'aucuns qualifieraient de bourgeoise, orthodontiste aux heures ouvrables, grande et mince comme un mannequin. Elle voue un culte un tantinet agaçant à son corps, ce qui n'a pas que des désavantages, quand on a la chance comme moi d'entrer de temps à autre dans son intimité. Adepte du bronzage intégral, elle se rend régulièrement l'été sur les plages, en compagnie d'une copine médecin, toute aussi folle de son corps, quoique un peu plus ronde et nettement plus blonde.
* * *
Ce jour-là donc, le soleil tapait dur et il y avait foule à poil sur cette portion de plage éloignée et phagocytée par les « sans-maillots ». Les deux femmes, Ingrid la brune et Patricia la blonde, se marraient doucement en regardant passer sur le sable humide l'humanité dévêtue. Rien de moins charitable que deux jolies femmes fières de leur corps.
– T'as vu ces deux-là ? Lui, il a une tête à regarder Téléfoot et elle Le Juste Prix, mais au lit ça doit pas être beau à voir.
– Et celui-là, avec son gros bide et sa petite bite ? Comment il s'y prend, à ton avis ?
Pourtant, elles s'arrêtèrent de sourire quand elles virent apparaître un type bâti comme un décathlonien, couleur pain d'épice de la tête aux pieds, avec un visage d'acteur de pub. Il n'était vêtu que de ses lunettes de soleil, mais portait négligemment un petit sac de plage.
– Mais d'où il sort, celui-là, on tourne un film dans le coin ou quoi ?
– J'en sais rien, mais il doit avoir sa nana pas loin ou alors, c'est criminel.
Avec une certaine fatuité, le type promenait son regard alternativement sur la mer et la foule allongée. Il était manifestement aussi fier de son anatomie que les deux copines. Ses yeux s'attardèrent sur celles-ci au passage. Il marqua une hésitation, mais il continua.
– T'as vu ses fesses ? glissa Ingrid. J'y planterais bien mes ongles.
– Bof, il a l'air un peu trop sûr de lui, ce mec, il sent son macho à vingt mètres, riposta Patricia.
– Tu connais la fable des raisins verts ?
– Non, je t'assure, je...
À peine Patricia avait-elle commencé sa phrase que l'apollon était là, devant elles, souriant de toutes ses dents éclatantes, son sexe au repos à portée des lunettes des deux baigneuses.
– Salut les filles ! Alors, on prend le soleil ?
– On ne peut rien vous cacher, mais si vous voulez bien nous le rendre, vous nous faites de l'ombre, répliqua Patricia en se passant de l'huile sur ses seins en forme d'obus de mortier.
– OK alors je m'assois. Je m'appelle Mario, et vous ?
S'engagea alors un de ces dialogues de plage sans le moindre intérêt, si ce n'est de permettre aux protagonistes, quand ils sont nus comme la main, de s'étudier d'un peu plus près. Ma copine Ingrid avait évidemment remarqué que le gars était doté d'un pénis pas très long mais d'un diamètre de saucisson à l'ancienne. L'autre profitait de ses lunettes de soleil pour détailler les courbes des deux filles. Au bout d'un moment, Patricia se leva :
– Bon, c'est bien gentil tout ça mais moi, je vais me baigner.
Les deux autres suivirent et une complicité autour des vagues se fit jour. On s'éclaboussa, on se frôla et on se toucha si bien qu'au retour sur les serviettes, le beau Mario se mit à avoir du culot :
– Vous savez, les filles, que là derrière, dans les dunes, il y a plein de couples qui font l'amour ?
Petit silence, que rompit Patricia :
– Et ça veut dire quoi, ça ?
– Oh rien, mais si ça vous dit, on peut aller s'amuser ensemble dans un petit coin tranquille. Vous êtes belles, je ne suis pas mal, on est fait pour s'entendre, non ? J'ai des capotes dans mon sac, si ça peut vous rassurer.
– Non mais, vous nous prenez pour qui, espèce de beach-boy, répliqua Patricia ; vous croyez que vous allez pouvoir nous sauter d'un claquement de doigts ?
– Euh, non, j'ai pas dit ça.
– Si, vous l'avez dit. Des machos dans votre genre, on n'en veut pas. Allez, cassez-vous !
Le type se leva, se frotta négligemment les fesses pour enlever le sable et salua :
– Excusez-moi, mesdames, de vous avoir choqué ; bon après-midi quand même.
Une fois qu'il se fut éloigné, Ingrid lança à sa copine :
– Tu as été un peu dure. Il était plutôt sympa, ce type. Et au moins, il n'a pas tourné autour du pot comme un dragueur de seconde zone.
– Eh bien, t'as qu'à y aller, toi ! Je ne t'empêche pas.
– Mais non, voyons, je disais ça comme ça. Je ne vais quand même pas baiser avec le premier venu, même s'il est beau.
Ingrid et Patricia se remirent à bronzer en regardant passer les baigneurs. Précisément, Mario refaisait le chemin inverse, sans un regard pour elles. Il aborda un couple allongé à une vingtaine de mètres. D'où elles étaient, les deux filles identifièrent des Allemands : homme blond un peu bedonnant, femme blonde grande et solidement charpentée avec des formes pleines. La discussion du trio allait bon train.
– Dis donc, le gars Mario parle allemand, on dirait.
– Ouais, enfin, il fait surtout des gestes. Tiens, il est en train de leur montrer les dunes. Non mais, il n'est quand même pas en train de leur faire le même cirque qu'à nous ?
– Eh ben si. Regarde, ils se lèvent tous les trois, avec leur serviette. Et Mario garde son sac avec ses capotes.
– Incroyable, ils vont bien vers les dunes. Ce mec a un culot monstre.
– À tous les coups, il va se taper la femme devant le mec.
– Et peut-être bien le mec aussi.
– C'est vraiment une bête de sexe.
Les deux filles se turent, l'esprit tourné vers ces dunes où le trio, qui avait disparu du paysage, devait se trouver en ce moment en pleine action. Ingrid rompit le silence :
– Quand même, l'Allemande, elle doit pas s'embêter en ce moment. T'as remarqué sa queue, au Mario ? Les gros diamètres, j'adore.
– T'as l'air de regretter. Si tu veux, t'as qu'à aller les rejoindre, il ne serait sûrement pas contre et l'Allemand non plus.
– Non, l'amour de groupe, j'ai essayé, c'est pas mon truc. Tous ces mecs encapotés qui tournent et virent autour des nanas en attendant leur tour, ça ne m'excite pas beaucoup.
Patricia haussa les sourcils derrière ses lunettes :
– Ah bon, t'as essayé ? Eh bien moi aussi, figure-toi, et pas plus tard que la semaine dernière. Mais moi, j'ai trouvé l'expérience intéressante, je dois dire. Tu ne risques pas d'être pénalisée par un éjaculateur précoce. Ils se sont mis à trois pour me faire jouir et j'avoue qu'ils ont réussi.
– Alors, ça te va bien de jouer les prudes sur la plage quand un beau mec te fait des propositions. En ce moment, on pourrait très bien se trouver à la place des Allemands, si tu n'avais pas fait ta mijaurée. J'en ai mal au ventre, et pas seulement au sens figuré.
La discussion commençait à tourner au vinaigre entre les deux copines, qui restèrent silencieuses quelques minutes, l'esprit dans le vague.
– Bon, on va pas se chamailler pour ça. Si on allait jeter un coup d'œil là-haut, voir ce qui se passe ? proposa Ingrid.
– Ah non, jouer les voyeuses, merci bien ; vas-y, toi !
– OK, j'y vais, je meurs d'envie de savoir si ce macho est à la hauteur.
Ingrid se dirigea de sa démarche chaloupée et gracieuse vers le sentier brûlant qui conduisait aux replis de sable supposés abriter les ébats de couples naturistes. Au bout de vingt minutes, Patricia commençait à se demander si sa copine n'avait pas joué la quatrième larronnesse lorsqu'elle la vit revenir, le sourire aux lèvres.
– Je te rassure, Mario n'est pas pédé, mais par contre l'Allemand est un vrai voyeur. Pendant que sa femme se fait sauter, il se masturbe. Il fallait l'entendre, la fille. Elle gueulait « ja ja ja » pendant que l'autre la besognait. Il faut dire qu'il est drôlement bien monté, le Mario, mieux encore que je le supposais. Et drôlement endurant. Avec des fesses mignonnes tout plein quand il baise. J'ai failli aller les caresser.
Mais un événement inattendu stoppa leur conversation et attira toute leur attention. Deux gendarmes à cheval venaient de faire leur apparition en haut des dunes, poussant devant eux le trio vers la plage. Visiblement déconfits, les Allemands venaient récupérer leurs affaires suivis par un Mario qui avait beaucoup perdu de sa superbe, mais tenait toujours son sac.
– Dis donc, j'ai l'impression que nos baiseurs ont été pris en flagrant délit d'outrage public à la pudeur. La tolérance de la maréchaussée a des limites, faut croire, résuma Patricia, qui se rapprocha de ses vêtements.
Un petit vent de panique souffla sur la plage, mais les deux gendarmes se fichaient bien des naturistes. Seuls les intéressaient les exhibitionnistes actifs. Le groupe prit la direction du passage naturel conduisant à la route qui longeait la plage, deux kilomètres en retrait.
– Bon, eh bien, j'ai eu chaud, glissa Ingrid. Je vois la tête de mon mari si je m'étais fait choper par les gendarmes les pattes en l'air.
– Et moi donc, lui retourna Patricia. Je peux te le dire maintenant, mais quand je les ai vus partir tous les trois vers les dunes, je me suis senti bête de louper une occase pareille. Même l'Allemand ne me déplaisait pas avec son petit ventre rond.
Un peu plus tard, les deux femmes, sommairement rhabillées, regagnaient leur automobile quand elles passèrent devant une camionnette de la gendarmerie, juste au moment où Mario en sortait.
– Ho, les filles, vous sortez ce soir ? leur lança-t-il sans paraître ému de l'interrogatoire qu'il venait de subir.
Ingrid et Patricia firent celles qui n'avaient rien entendu et poursuivirent leur chemin, sans un regard pour le play-boy.
* * *
– Non mais, qu'est-ce qu'il croyait, ce type ? Qu'on allait répondre à son invitation comme ça, parce qu'il aurait claqué du doigt ? me dit Ingrid en racontant la fin de son histoire.
Je lui répondis qu'elle ne manquait pas de culot et elle s'est vexée. Mais je suis tranquille, ça ne durera pas !
Envie de lire une autre histoire ? cliquez ici
